Conjoncture asthénique, drame en Afghanistan, crise géorgienne, défiance des Français préoccupés par l'érosion
continue de leur pouvoir d'achat., flambé du prix du pétrole voilà ce que les français ont en tête avec cette rentrée. L'immobilisme frileux serait la pire des réponses aux circonstances,
souligne-t-on à l'Elysée et à Matignon où le mot d'ordre reste inchangé : tenir bon le cap des réformes "pour recueillir les premiers souffles d'une croissance qui ne manquera pas de revenir",
selon les termes de François Fillon.
"Vous êtes impatients, nous aussi!", clamait - quelque peu maladroitement ? - la campagne du gouvernement sur le pouvoir d'achat.
Dans l'attente de meilleurs jours, que les économistes ne prévoient désormais qu'à l'horizon 2010-2011, l'exécutif doit se résoudre à un court terme douloureux. Mais la chose ne sera pas facile
du fait de la crise économique mondiale.
"Je sais où je vais", aime à répéter Nicolas Sarkozy.
La "feuille de route" de rentrée :
aussi forts que soufflent les vents mauvais, le second semestre sera celui des réformes de structure pour redonner à la France la compétitivité qui lui fait défaut et relancer l'activité.
"J'entends dire qu'il faut changer de politique économique. Je vais vous dire qu'il faut surtout faire preuve de
sang-froid", a déclaré lundi François Fillon à l'issue d'une réunion sur la conjoncture à Matignon.
Loi sur l'intéressement et la participation, loi sur le revenu de solidarité active (financé à hauteur de 1% du ca des entreprises), loi sur la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement, loi
de programmation militaire, loi pénitentiaire, loi de programmation pour l'Outre-Mer, loi de
programmation sur la sécurité intérieure, loi sur le logement.
Le programme est tel que Nicolas Sarkozy a convoqué le Parlement le 22 septembre pour une session extraordinaire et "accélérer" la mise en oeuvre de mesures - prime transport, prime à la
cuve... - susceptibles d'améliorer le pouvoir d'achat des plus modestes après le "paquet fiscal" de l'été 2007, qui a considérablement ponctionné les caisses de l'Etat.
"gestion rigoureuse" des dépenses publiques, avec l'objectif pour l'heure inchangé de ramener le déficit public de
la France à 2% du PIB en 2009.
La "rationalisation" sera ainsi au rendez-vous dans l'Education nationale, où la reprise s'effectuera avec 11.200
postes en moins.
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